
Ce saint est né à Dardilly, près de Lyon. Il a grandi en pleine tourmente révolutionnaire dans une famille très chrétienne, où les pauvres étaient toujours les bienvenus. Habitué à se cacher pour aller à la messe durant son enfance, il a fait sa première communion dans une grange tandis que des ouvriers agricoles déchargaient une charette de foin devant les fenêtres afin que personne ne devina ce qui se passait à l’intérieur. Très tôt, il souhaitait devenir prêtre. Il avait des difficultés à apprendre le latin, mais la persévérence de l’abbé Balley (curé d’Écully) et un pélerinage sur la tombe de Saint François Régis lui ont permis d’obtenir à la deuxième tentative son examen de fin de séminaire, avec toutefois la mention « très faible » et « La grâce de Dieu fera le reste ».
Il est alors nommé curé d’un petit village des Dombes très déchristiannisé, Ars-sur-Formans. Après avoir beaucoup prié et visité ses paroissiens, il parvient à convertir tout son village. Il avait le don de lire dans les âmes, ce qui fit affluer les pénitents de la France entière et le rendit prisonnier de son confessionnal. Tertiaire fransiscain, il vivait très pauvrement, dormait et mangeait très peu. Se sentant indigne de sa mission, il a été tenté à plusieurs reprises de fuir Ars en pleine nuit afin que personne ne le voie, mais a à chaque fois été rattrappé par ses paroissiens. Il a fondé un orphelinat pour filles, « La Providence », et a aggrandi de plusieurs chapelles son église.